--> Euh... <--

--> Euh... <--
Nous sommes à Rennes, les yeux qui sortent de leurs emplacements initiaux pour se mettre en mode : « aux aguets de la moindre carotte rouge clignotante », signe d'un bureau de tabac susceptible de contribuer au bon fonctionnement de nos poumons. (euh...)

C'est vrai avant on fumait pas, mais bon la vie n'était pas la même..

Avant tu attendais quelqu'un à la gare, t'avais les bras pendouillant, tu savais pas quoi en faire, tu te demandais pourquoi ils sont là, tu cherches tes poches, merde t'en a pas, même pas de poches fessiales (les poches au niveau des fesses bandes d'incultes), t'en a « gros sur la patate » d'attendre, ça te démoralise, tout ça commence à te « courir sur le haricot », tu tapotes du pied, tu cherches la position adéquate, tu regardes ta montre, d'un coup t'as un appel sur ton portable, soit un vrai appel qui te sauve la vie, soit genre tu fais « la mine ».
C'est compréhensible, y a rien de pire que d'attendre quelqu'un mais si tu l'attends tout seul...donc MAINTENANT t'allumes ta clope, la personne que t'attends dispose donc de 5 minutes pour venir te rejoindre (cinco min. de fuego, c'est pas moi qui l'ai dit c'est Monsieur Fortuna), ta main est occupée, et devine quoi tu peux même inter changé de main pour tenir ta clope, c'est géééééééénial ! (euh..)

Ensuite la personne que t'attendais t'a enfin rejoins, au bout de la 4 minute 52 secondes (il était temps, t'arrivais au filtre, stérilité en vue), bien évidemment tu lui tapes la bise, hop hop hop (charlotte c'est moi qui...ta gueule) tu lui proposes une clope, « cela va sans peine » !
Oh merde ton feu marche plus, il te suffit de regarder quelqu'un fixement pendant 3 secondes et de faire le briquet avec ta main (t'inquiete on te montrera et dis toi que quand tu fumais PAS ça tu pouvais pas le faire, euh...), ou alors tu peux toujours aller instaurer un dialogue genre «- t'as pas du feu stp ? –si si tiens – merci sinon t'as un numéro de téléphone qui va avec ? » (nan nan ça on le fait jamais) c'est fou comme demander un feu à quelqu'un crée une telle complicité avec l'autre...(euh..)


Vous êtes deux, vous avez faim, aujourd'hui vous êtes riches, vous allez pas à Mac Do mais dans un bon resto. Le serveur vous demande fumeur ou non-fumeur ? Fumeur bien sur ! Bon j'avoue avant je croyais que quand t'étais fumeur et que t'étais donc dans le coin fumeur tu devais fumer le plus souvent possible pour bien montrer que t'as pas mitonné, donc j'ai dénoncé deux mecs qui fumait pas à coté alors qu'ils étaient dans le coin fumeur, « faut pas pousser pépé dans les orties non plus ! », on m'a dit que c'était pas obligé et j'me suis rendue compte que j'avais de la chance d'être fumeur (euh...) parce que je PEUX fumer mais j'suis PAS obligé alors que ceux qui sont en non-fumeur eux ne peuvent que PAS fumer !

Ensuite vous êtes dans le resto, comme tout bon être humain qui fume tu peux parler en même temps, et là tu te rend compte qu'avant quand tu fumais pas, ta bouche elle sentait RIEN ! c'est un véritable mélange des sens ! (euh...)

C'est vrai avant on fumait pas, mais bon la vie n'était pas la même...bah ouais maintenant:
On ToooooUUUUsssEE
et le porte-monnaie est ViiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiDeeeeeeeeeeeuh

# Posté le mardi 15 août 2006 09:25

Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:17

Moi, la poisse ?

Moi, la poisse ?
La fin de l'année et ses réjouissances approchent : été, festivals, sorties à gogo (d'où vient cette expression, vous pouvez me le dire ?), concerts, bac [cherchez l'erreur]...

Parlons des concerts.

Le groupe présenté aux pages précédentes, composé de Gabin, Maxime, Florian et moué, a enfin fait sa grande première dans les Marais (ouais ouais le lycée Notre Dame des Marais) !

Le concert s'est déroulé en deux parties :
le midi du vendredi 12 mai avec des remplaçants de Max et Gab, vu qu'il se passait un truc bizarre dans leur lycée, genre le bac blanc...
et le samedi 13 mai tous les quatre.

Florian et moi avons donc joué avec deux autres excellents musiciens : Ronan à la batterie et Antoine à la seconde guitare.

Croyant avoir un énorme public (en fait, la moitié du lycée s'était réunie pour voir l'attraction du jour), au moins 400 pèlerins, on stressait tous à mort. Enfin surtout moi.

Installation du matos...

LA SONO MARCHE PAS !! (bizarre, elle avait pourtant été réparée [les câbles ressoudés avec de la Patafix])

On finit par tout installer pimponi-pimponant (y'a quand même un public qui attend - remarque, ont-ils autre chose à faire ? OH LA S***** QUE JE FAIS ! Je remercie bien évidemment toutes les personnes présentes, surtout ceux qui crient ANAÏÏÏÏÏSSS) en laissant les jacks en vrac par terre. Je contourne Florian, tordant du popotin dans mon jean Zara...

Ma converse gauche se prend alors dans un des câbles, je me rattrape, extirpe mon pied des tentacules de caoutchouc... et m'aplatis finalement sur le sol, les fesses délicatement offertes aux regards du public (décidément, c'est une manie !).

Moi, la poisse ?

Premier morceau, facile : Un Jour En France.

Une petite douleur au niveau du poignet droit.
Qui se transforme en CRAMPE au bout de 2 minutes de concert.

Moi, la poisse ?

On arrive à la fin du concert. Mais pas à celle du stress.
« Je laisse à présent le micro à Anaïs... » dit Florian de sa voix sexaï.

Du haut de mon mètre cinquante, je baisse le micro avec un boule au ventre grandissante (enfin non, le micro, je l'ai baissé avec les mains)
Le début de Muscle Museum (Muse) se passe bien. Et le milieu se transforme en yaourt : j'ai zappé les paroles d'un couplet (bin oui, c'est de l'anglais aussi !)

Moi, la poisse ?

FIN du concert. Les mains qui tremblent et des ampoules au bout des doigts. En me servant de ma bouche pour je ne sais quelle opération mystérieuse, et ayant les yeux fermés... je déverse mon paquet de tabac sur le goudron de la cour.

Moi la poisse ?

Et ce n'est pas fini. J'enchaînais avec un cours de bio, un devoir plus précisément. Et face à ma nervosité, Monsieur EsseVéTé ne trouve rien de mieux que de nous parler de testicules atrophiés et de castration de bélier.

--> Kett'baï <--

# Posté le dimanche 14 mai 2006 11:05

Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:17

Une journée merveilleuse.

Une journée merveilleuse.
Vendredi 3 mars

Je me couche vers 22h, toute guillerette à l'idée de la super soirée que je vais passer le lendemain. Ça fait une semaine que je ne suis pas sortie : une semaine au ski avec mes parents, qui stressent même en vacances.
De retour chez moi le vendredi, vous imaginez la joie qui s'empare de mon corps fluet.
Enthousiaste donc, je me couche de bonne heure.


Samedi 4 mars

Couchée tôt, levée tôt : à 9h30, je m'empare de mon sac de cours fermé depuis 2 semaines et me lance dans ma disserte de géo.
Je descends, histoire de me nourrir.


ET QUE VOIS-JE ?!


DE LA NEIGE.

QUI TOMBE.

DU CIEL
.


NON je ne saute pas de joie NON je n'ouvre pas la fenêtre en grand pour aspirer quelques flocons par les trous de nez NON je ne clame pas mon bonheur.

Neige = pas de transport. Neige le samedi = pas de transport le samedi. Neige le samedi alors qu'il était prévu que je sorte = pas de transport le samedi pour sortir.

Vous déduisez donc, chers internautes, que je ne peux pas sortir aujourd'hui, samedi, faute de transport.

Observons la réaction de la victime [moi] :

« PUTAIN c'est quoi cette NEIGE qui TOMBE ???! [si vous avez déjà vu de la neige qui fait du surplace, prévenez-moi] »

Mes parents, tout fous, rugissent d'allégresse devant les étoiles de coton. Qui tombent.

Je remonte, en oubliant, dans mon désarroi, de prendre quelque chose à me mettre sous la gencive. De porc ?

J'entre dans la salle de bain, genre pour me laver. J'ouvre le robinet de la douche. Pas d'eau.

« PUTAIN en plus on n'a plus d'eau ??!! NON MAIS C'EST QUOI CETTE JOURNEE ?? »

*******************************************************************************
(créfieu, des flocons.)


Anaïs passa son samedi à se lamenter sur ses amis messengeriens.

--> Kett'bi <--

# Posté le samedi 04 mars 2006 05:52

Souci d'ado

Souci d'ado
A quoi un lycéen emploie-t-il ses journées ? Il va au lycée. Trivial. (Mme Simon quand tu nous tiens !)

Dans ce milieu particulier qu'est l'école, le lycéen rencontre 2 grandes sortes d'êtres humains :

- ses topains, avec lesquels il va former un groupe
- ses ennemis, contre lesquels il se battra durant toute l'année scolaire :

--> les profs <--

Nous fonctionnerons par hypothèses, car les estimations de chaque conjecture sont faibles.

En temps normal, l'élève ne prendra pas la peine de poser son regard vide ou/et hagard sur son prof, ou alors seulement pour se moquer de ses mocassins fourrés (qu'il porte sans chaussettes), son pull-over Tintin, ou de son jean Levi's bleu brut.

Si l'élève vient à regarder un prof dans les yeux, ce sera pour lui faire apprécier sa douce haine après avoir reçu un 7 alors qu'il avait appris son cours dans sa trousse.

Si l'adolescent rebelle adresse la parole à un prof sur le ton mielleux qu'il a revu toute la nuit, ce sera dans l'objectif de ne pas se faire démonter la gueule en réunion parents/profs.

En gros, l'adolescent affirme sa rebellion en établissant un rapport dominant-dominé avec une catégorie de personnes évidemment inférieure : les profs.
Il est de notoriété publique que l'adolescent, pour se sentir exister, doit s'efforcer de contredire, de contester et bien sûr de réfuter.

Kett'bi, élève en première Littéraire (quel rang !) a un sérieux problème. Elle est manifestement dans l'incapacité de s'affirmer en tant que Femme mûre : ses parents sont profs !

--> Kett'bi <--

# Posté le samedi 04 février 2006 10:29

VICTOIRE !!!

VICTOIRE !!!
C'est 10 minutes après être rentrée chez Marion, où se déroulait une soirée entre topains (j'étais partie dormir en charmante compagnie) que Père téléphona :

« Oui Anaïs ? Je viens te chercher, on va acheter ton portable.
- Pardon ? Je devais pas attendre ma majorité ?
- Tu veux que je revienne sur ma décision ?
- A tout à l'heure Papa.
»

Heureuse comme un gardon dans l'huile, j'attends mon père avec impatience.

Je le dirige vers la boutique SFR de Gères-Fou city, la larme à l'oeil. J'allais ENFIN avoir un peu d'intimité.

MSN ne me la garantit-elle pas ? me direz-vous. Non, les ordinateurs de la maison étant en réseau, la moindre petite conversation via le Net peut être lue instantanément par l'utilisateur averti.

Revenons à nos poulets. L'objet de mes rêves était un Samsung coulissant noir, la top classe. Toutefois, craignant mon côté grosse brute épaisse, Père me convainquit de me munir du téléphone portable cellulaire Sony Ericsson v600.

Je me hâte de le pourvoir de fichiers mp3, dont Zebra, de The John Butler Trio, que je mets en sonnerie. Sonnerie au maximum, je risque de pas l'entendre.

Une semaine passe.


8h. Cours de français. Professeur d'humeur particulièrement mauvaise. Personne ne dit mot. La moitié du cours passe. Encore plus énervé par notre silence démagogique et surtout prudent, Monsieur G... se met à nous adresser quelque remontrance. Oh, sans crier, sa voix mielleuse nous prend encore plus à la gorge, pauvres petits élèves qui n'ont rien fait (ah, c'est ça le reproche en fait !).

BLANC.

« Palam pam pa palam.. palam palam pa pa pa palam.. » Vous aurez inévitablement reconnu ma sonnerie. Au maximum.

Je me retrouve donc le portable confisqué pour une semaine. Week-end compris. Ah les salopiauds à la Sainte Colline ! (Le lycée Notre Dame des Marais est situé tout en haut du haut du haut d'une colline que tous les élèves, évidemment pleins de motivation, gravissent pour rejoindre leurs salles de classe défraîchies)

Nous sommes vendredi. Chopé à 8h30, je prends mon courage à une main et j'entre chez notre bien-aimé sous-directeur, Monsieur L., qui confirme, de sa voix douceâtre, que je ne retrouverai pas mon portable avant une semaine. J'ai beau lui dire que j'ai de graves problèmes familiaux, l'aïeul en a manifestement vu d'autres.

Désespérée, je n'avais plus qu'une chose à faire : tuer le sous-directeur.
Euh, non. Attendre.
Ce que je fis.

Le mardi 13 décembre (juste avant le 14.. hum !) je me décide à pousser la porte du bureau de l'autre croûton de L. malgré le laps de temps qui n'est pas encore écoulé.
« Bonjour, est-ce qu'il serait possible que vous me rendiez mon téléphone portable que vous m'avez pris vendredi dernier ? »
Je reprends mon souffle, lui donne mon nom et.. inimaginable.. il me rend mon portable !!
J'ai presque envie de lui sauter au cou. (Oh pardon, j'ai vomi.)

Je m'empresse de composer mon *code pin*, et attends les messages que j'ai ratés..
Rien.

Impossible ! Ce con de portable (que j'étais si contente d'avoir entre les mains 18 secondes plus tôt) avait automatiquement effacé tous les messages reçus quand il était éteint ! J'hallucine grave enh. (Merci papauté.. )

Tout ça pour dire quoi.. ? J'ai pu recevoir tout plein de messages pour mon anniversaire (c'était ça le 14, bande d'ignares) et je remercie tous les gens !

--> Kett'bi <--

# Posté le vendredi 30 décembre 2005 09:01