Je me couche vers 22h, toute guillerette à l'idée de la super soirée que je vais passer le lendemain. Ça fait une semaine que je ne suis pas sortie : une semaine au ski avec mes parents, qui stressent même en vacances.
De retour chez moi le vendredi, vous imaginez la joie qui s'empare de mon corps fluet.
Enthousiaste donc, je me couche de bonne heure.
Couchée tôt, levée tôt : à 9h30, je m'empare de mon sac de cours fermé depuis 2 semaines et me lance dans ma disserte de géo.
Je descends, histoire de me nourrir.
ET QUE VOIS-JE ?!
DE LA NEIGE.
QUI TOMBE.
DU CIEL.
NON je ne saute pas de joie NON je n'ouvre pas la fenêtre en grand pour aspirer quelques flocons par les trous de nez NON je ne clame pas mon bonheur.
Neige = pas de transport. Neige le samedi = pas de transport le samedi. Neige le samedi alors qu'il était prévu que je sorte = pas de transport le samedi pour sortir.
Vous déduisez donc, chers internautes, que je ne peux pas sortir aujourd'hui, samedi, faute de transport.
Observons la réaction de la victime [moi] :
« PUTAIN c'est quoi cette NEIGE qui TOMBE ???! [si vous avez déjà vu de la neige qui fait du surplace, prévenez-moi] »
Mes parents, tout fous, rugissent d'allégresse devant les étoiles de coton. Qui tombent.
Je remonte, en oubliant, dans mon désarroi, de prendre quelque chose à me mettre sous la gencive. De porc ?
J'entre dans la salle de bain, genre pour me laver. J'ouvre le robinet de la douche. Pas d'eau.
« PUTAIN en plus on n'a plus d'eau ??!! NON MAIS C'EST QUOI CETTE JOURNEE ?? »
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Anaïs passa son samedi à se lamenter sur ses amis messengeriens.
--> Kett'bi <--
