C'est avec des sueurs froides que Charlotte et moi avons appris que nous devrions participer à une journée d'accrobranche avec d'autres classes (secondes 3, 4, 5). Nous, ou du moins je, me trompais.
Levés à 6h pour les plus mous, nous ne nous mîmes en route qu'à 8h30 (je remercie au passage la prof d'anglais pour ne pas avoir fait cours aux secondes 6 (pour les ignorants de notre passionnante vie quotidienne, les secondes 6, c'est Paco, mon chéri d'amuuuuur à l'époque...))
Simplement vêtue étais-je, jogging blanc Adidas, Marcel rose pâle, Puma bordeaux/brique.
Une heure et demie de route pour le centre « Aventure Parc »... Je m'attends au pire.
Consignes de sécurité, genre écoutez le monsieur, fermez-la, mettez pas vos doigts dons votre nez...
Ah mon dieu ! Premier choc, on doit enfiler une combinaison (que je demande en taille spécial nain) bleue, hyper seyante, et réalisée sur un mannequin de sexe masculin à en croire la fermeture ouvrable dans les deux sens, avec laquelle on peut donc « uriner debout » sans avoir à l'enlever. Sauf qu'en tant que jeune fille bien élevée, je ne fonctionne pas de cette manière. Non mais.
Il faudra qu'on m'explique l'utilité des poches coupées dans le mauvais sens ; pour mettre tes mains à l'abri, tu dois croiser les bras...
A en croire le moniteur qui nous ceinture de harnais, j'ai la taille fine. Pourquoi n'arrivais-je plus à respirer ? Une fois le harnais bien calé dans la raie des fesses, une seule envie... aller faire un tour aux goguenots (les toilettes rooooh)...
Modification de la part de Chachot: Rappelons tout de même que ces soit disant "harnais", je les aurais plutôt appelé des strings en métal ou strings métalliques, imagine un epu la scene, immonde...bref très sex l'accobranche ya pas a dire!
Distribution de gants jaune sale en poils de lama des Andes tricotés à la main (et made in China).
On commence par le parcours Vert, trop simple (Chachot pourquoi tu es verdâtre ? Je vais gerber Kett'bi. Oh mais non pas maintenant, il va falloir que je nettoie.)
C'est l'heure de la consommation des vivres. La pauvre Chachot me fait pitié avec ses faux Petits Lus sans marque de chez Mutant et je me résigne à lui faire péter mes Kinder Country ainsi que mes vrais Petit Lu au chocolat fin.
Charlotte est fermement décidée à ne pas enfiler de nouveau la combi. Moi je m'éclate complètement dans les Tyroliennes, à faire des grands écarts entre les balançoires qu'il faut traverser, sans oublier le saut de Tarzan...
On finit par les batailles d'eau sous la chaleur torride.... A chaque fois qu'un innocent passe, il se fait généreusement bombarder de plusieurs litres d'eau. Le pauvre. Iek iek iek iek.
Libérés des étaux qui nous servent de combinaisons, nous rejoignons le bus, sous les cris d'un(e) membre de seconde 4.
J'eus des courbatures pendant environ 10 jours.
--> Kett'bi <--